Age et sexualité

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La sexualité reste malheureusement, aujourd’hui encore, une sujet tabou. Ceci est encore plus vrai lorsqu’on parle des « personnes âgées ». En effet, pour les personnes âgées elles-mêmes, c’est toujours un sujet dont il est anormal et indécent de parler.

Il est probable que ce phénomène va évoluer avec le vieillissement des générations de l’après 1968 et la « libération sexuelle ». D’ailleurs, chez les seniors, cette notion a déjà évoluée, notamment avec la mise sur le marché de médicaments comme le Viagra.

Pour les familles, c’est aussi un sujet tabou, car il est impossible à un enfant d’imaginer la sexualité de ses parents. Par ailleurs, envisager cette sexualité renvoie à sa propre sexualité et, surtout, à son vieillissement. La question du sexe va souvent se poser au moment du veuvage ou du remariage.

Qui dit que vous être trop vieux pour le sexe ?

L’image de la sexualité dans la vieillesse est souvent basée sur des stéréotypes, des images que les autres se font. Dans la tête des gens, les personnes âgées sont « physiquement sans charme », « indifférentes au sexe » ou « incapables d’avoir des stimulations sexuelles ». C’est faux bien sûr, et cela augmente le pessimisme des seniors concernés.

Dans la réalité, avec une santé correcte et un ou une partenaire disponible, les personnes âgées peuvent continuer les relations sexuelles au-delà de 80 ans ! Et heureusement. Les études montrent qu’un pourcentage important de seniors garde une sexualité et est satisfait de son ou sa partenaire.

Quand on leur pose la question, les seniors veulent et peuvent apprécier une vie sexuelle active et satisfaisante. En plus, une activité sexuelle régulière aide les seniors à maintenir l’habileté sexuelle.

Cependant, avec le temps, on peut noter un ralentissement de la réponse sexuelle. Ceci fait partie du vieillissement normal.

Les changements physiques liés à l’âge

Les changements qui se produisent chez un homme en train de vieillir, peuvent modifier l’érection et l’éjaculation. Ces changements ne doivent pas changer le plaisir des rencontres amoureuses, qui est surtout psychologique !

Savoir que ces changements ne sont pas des maladies est déjà rassurant. De plus, l’aide pour régler les pratiques sexuelles, peut être cruciale pour éviter les dérèglements dus à l’inquiétude de la performance. Un médecin ou un sexologue pourra vous renseigner.

Les hommes notent souvent quelques changements comme :

  • Plus de temps pour produire une pleine érection
  • L’érection peut ne pas être aussi ferme ou aussi grande qu’habituellement
  • Le temps entre l’érection et l’éjaculation devient plus court
  • Une diminution de la force d’éjaculation, et une augmentation de la durée de phase réfractaire (phase pendant laquelle l’érection n’est plus possible)
  • Le sentiment qu’une éjaculation est sur le point de se produire peut être réduit : l’homme ‘sent moins’ sont éjaculation
  • Quelques hommes peuvent trouver qu’ils ont besoin de plus de stimulation manuelle.

Évidemment tous ces signes peuvent inquiéter les hommes et les couples qui ne s’y attendent pas forcément.

Cette variété de réponses peut aussi s’observer chez la femme, avec :

  • Un temps plus long à obtenir l’excitation
  • Une diminution de la lubrification
  • Une diminution de la libido
  • Un rétrécissement de l’orifice vulvaire.

Dans les deux sexes, on retrouve souvent des orgasmes moins intenses (mais ça n’est pas obligatoire !) et les fantasmes peuvent diminuer.

Fantasmes et sexualité

Avec l’âge, le besoin et le désir sexuel persistent, mais la cloison entre sentiment et pulsion sexuelle a tendance à devenir plus nette. L’état amoureux semble plus rare, car il nécessite la conservation de la libido, une participation physique intense et l’idéalisation du partenaire. Le vieillissement physique du ou de la partenaire complique l’image idéale que l’amoureux s’en fait…

D’autre part, le maintien d’une vie érotique active nécessite un entraînement régulier, chez l’homme comme chez la femme. Donc, moins la vie érotique est intense, plus elle va diminuer progressivement. Il est donc important de continuer à avoir des rapports sexuels, soit de tendresse tout au long de la vie.

Certains traits de caractères spécifiques aux femmes ou aux hommes ont tendance à s’accentuer avec l’âge : les femmes privilégient plutôt la tendresse, alors que les hommes privilégient plus souvent la relation sexuelle que l’échange affectif. Cependant, pour l’homme, malgré l’existence de médicaments très efficaces, l’aphrodisiaque essentiel reste la femme.

Chez la femme comme chez l’homme, c’est le cerveau qui est l’organe sexuel essentiel. Les fantasmes, l’attachement, sont des facteurs puissants de satisfaction, l’amour prend toute sa place par rapport au rapport sexuel.

Inversement, les pratiques sexuelles utilisées dépendant beaucoup de ce que les sujets âgés ont pratiqués dans leur jeunesse. Il existe là un phénomène de génération, et, avec l’âge, on n’expérimente pas de pratiques que l’on n’a pas essayé dans sa jeunesse : fellation, cunnilingus, sodomie ou masturbation ne sont essayés que par les couples non âgés. Si cela n’a pas été tenté, l’envie de nouveauté s’émousse et ces pratiques ne seront pas essayées.

Les nouveautés de la vie sexuelle

Les rencontres par Internet se développent de plus en plus. Avec l’avancée en âge, et souvent la disparition du partenaire (veuvage), l’utilisation d’Internet des seniors se développe et permet de nouvelles rencontres. L’Internet peut aussi être utilisé comme excitation (comme les plus jeunes d’ailleurs), ce qui favorise le maintien de la vie érotique.

Mais attention : qui dit rencontre sur Internet dit souvent rencontre inopinée ou de courte durée. Un senior n’est pas immunisé contre les IST (Infections Sexuellement Transmissibles) et l’utilisation du préservatif n’a pas d’âge !

Parfois, chez les personnes très âgées, la sexualité devient purement sensorielle avec un besoin de contact, de toucher non sexuel. C’est la revanche de la tendresse.

Sexualité et vieillissement : enjeux et promesses

La sexualité fait partie de la vie, à tout âge, et y compris chez les seniors. On peut retrouver dans les recettes du « bien vieillir » des conseils de maintien de la sexualité.

Les recettes pour bien vieillir

  1. Respecter ses besoins de sommeil
  2. Ne pas être sédentaire
  3. Évitant les excitants (café…) et l’alcool
  4. Surveiller ses habitudes alimentaires
  5. Diversifier ces centres d’intérêt
  6. Se faire régulièrement plaisir
  7. Apprendre à dire « Non »
  8. Accepter ses limites
  9. Avoir de l’humour
  10. Garder le contrôle
  11. Cultiver l’amitié
  12. Avoir le sens des priorités
  13. Et ne pas craindre le changement

Dans le passé, la personne âgée ou le « vieillard » renonçait de manière traditionnelle et contrainte à sa sexualité. Pendant très longtemps, la sexualité des personnes âgées est restée un sujet secondaire, sulfureux, négligé voire ignoré.

Mais l’espérance de vie à la naissance s’est allongée et est passée de 27 ans sous le règne de Louis XIV, à 48 ans en 1900, pour atteindre près de 80 ans aujourd’hui. La qualité de vie s’est également considérablement améliorée. Ces deux paramètres ont modifié le statut des seniors et transformé l’intérêt porté sur leur comportement et leur sensibilité. Dans une société plus orientée vers le moment présent et sur la capacité à jouir de soi-même, le plaisir au quotidien reste une évidence, à tout âge !

Cependant, il existe un conflit entre les générations sur la sexualité des seniors : avec leurs ascendants (parents toujours présents) et leurs descendants. Il reste encore du travail à faire pour médiatiser et informer sur la sexualité des seniors : « Tout a changé mais il reste des résistances… ».

Effets des maladies ou des invalidités

Bien que les maladies ou l’invalidité puissent affecter la sexualité, l’état de santé ne devrait pas empêcher d’avoir une vie sexuelle satisfaisante.

Maladies cardio-vasculaires

Beaucoup de gens qui ont eu une crise cardiaque ont peur que le sexe puisse causer une autre attaque. Hors le risque est très bas. Suivez les conseils de votre médecin, car la plupart des gens peuvent recommencer à faire du sexe de 12 à 16 semaines après une attaque cardiaque.

De même, certains hommes n’osent pas demander de traitement de leur érection car ils ont peur de leur état cardiaque. De nos jours, cette croyance est fausse, et on peut utiliser du Viagra ou du Cialis même avec une maladie cardio-vasculaire. Votre médecin ou votre sexologue seront des conseils utiles.

Diabète

La plupart des hommes avec du diabète n’ont pas de problèmes sexuels mais il s’agit d’une des maladies qui peuvent causer l’impuissance. Du coup, si votre érection est moins satisfaisante, pensez à en parler à votre médecin : cela peut venir d’un diabète.

Fractures, entorses…

La fonction sexuelle est rarement endommagée par une fracture, et il est peu probable que l’effort sexuel causera un autre traumatisme. L’utilisation de différentes positions ou de dispositifs médicaux peut aider à compenser n’importe quelle faiblesse ou paralysie.

Rhumatismes

La douleur limite l’activité sexuelle ! Il faut donc la traiter. La chirurgie et les médicaments peuvent soulager cette douleur, il suffit d’en parler à votre médecin traitant.

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